variolite.fr

Fouilles site Néolitique 1913

 

  Retour 

 

http://www.persee.fr/web/revues/home/prescript/article/bspf_0249-7638_1913_num_10_5_6893?_Prescripts_Search_tabs1=standard&

 

SOCIÉTÉ PRÉHISTORIQUE FRANÇAISE

 

 

Découverte d'un Ossuaire Néolithique à Grabels,

près Montpellier (Hérault).

 

M. M. Gennevaux (Montpellier). — Informé par M. le comte de

Surville, propriétaire du domaine de La Paillade, que des ouvriers

occupés à extraire de la pierre dans sa propriété pour le revêtement

de la route venaient de découvrir le 26 avril, à lm50 de profondeur,

l'entrée d'une grotte, je me suis immédiatement rendu sur les lieux

et, dès le surlendemain, 28 avril, j'ai pu en commencer la visite et la

fouille méthodique.

L'orifice de la caverne se trouve au fond d'une petite carrière de

pierre, ouverte en pleine garrigue dans les Calcaires du Tithonique

supérieure, sur les confins du domaine de La Paillade, à une ci

nquantaine de mètres du chemin d'intérêt commun, n° 27, à quelques

mètres seulement au nord-ouest du bois de Gimel; l'entré est assez

étroite et permet malaisément le passage d'un homme ; elle paraît

d'ailleurs avoir été intentionnellement réuite par un blocage gross

ier, qui, d'horizontale qu'elle était primitivement, l'a transformé en

une cavité verticale, permettant ainsi une obstruction beaucoup plus

facile ; une grosse dalle posé àplat en fermait l'orifice et c'est en

soulevant cette dernière que les ouvriers déouvrirent l'entrée.

Un étroit boyau donne accès à une petite salle, n'ayant pas plus

d'une dizaine de mètres carré de superficie totale ; le plafond en est

très surbaissé et ne paraî pas avoir permis un séour bien pro

longé

A mon arrivée, le sol était littéralement jonché d'osssements ; quel

ques-uns, recouverts, d'une légère croûte stalagmitique, ont pu être

recueillis ; les autres efflorescents et très friables s'émiettèrent au

moindre toucher ; ils paraissaient reposer sur une couche d'argile

rouge assez consistante, d'environ 0m12 à0m15, d'épaisseur contenant

également des déris d'ossements ; le tout reposait sur un terreau

noirâre, trè meuble, renfermant une grande quantité d'ossements

humains intimement mélangé à des tessons de poterie noires, très

grossières, et à de nombreux ossements ďanimaux : boeuf, cheval,

mouton, renard, perdrix, etc.

Malgré tout le soin que j'ai apportéa mes observations, il ne

m'a pas été possible d'observer, dans la réartition des osse

ments, une position intentionnelle ; ils paraissaient tous avoir ééjeté pêle-mêle par l'orifice d'entré, sans aucune préccupation

d'arrangement quelconque.

Comme produits d'industrie, je n'ai recueilli jusqu'ici, àpart de

très nombreux tessons de poteries, que deux petites hachettes polies

en serpentine et un gros galet de variolite. Aucune trace de métal.

Les poteries sont très frustes, constitués par une pâte à éléments

très grossiers; quelques tessons pourvus d'anses horizontalement

perforés marquent un âge déjà assez avancé et peuvent être rap

porté àla fin du Néolithique.

Je ne suis pas descendu, pour le moment, à plus de ()m80 de pro

fondeur au-dessous de la premièe couche argileuse; mais les fouilles

que je continue activement feront l'objet d'une étude monographique

ultérieure, plus complèe et plus détaillé.

 

 

voir aussi rapport de fouilles du Dr BASTIN ici  mentionne  présence de variolite dans grotte  prés de Toulouse