Frédéric-Jacques TEMPLE

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A l'occasion de l'hommage rendu à Frédéric-Jacques TEMPLE par Montpellier agglomération à la bbliothèque Emile ZOLA (Cf)

Poète Montpelliérain et donateur de la bibliothèque, hommage lui est rendu:

« Les poèmes de Temple reproduisent les mouvements de la vie chaude et sensuelle, palpitante, plus solaire que nocturne. Les éléments, les saisons, les forces telluriques parcourent les unions de mots et d’intenses vibrations, comme si l’homme portait dans son corps l’univers qui le porte ». Robert Sabatier, Histoire de la poésie française: (éd. Albin Michel, 1988).

variolite.fr vous fait (re)découvrir le poème de FJ TEMPLE dit "La plage de Maguelone"

 

à Brigitte

La mer aux mille bouches
qui lacère et dépèce
est une femme aussi,
caressante,
lissant les doux galets
aux naissances lointaines
déposés tels des oeufs
sur la plage
de l'île tutélaire
où guidé par les dieux,
s'ils étaient là,
je devinais
la variolite,
pèira picota, à pustules
d'un sombre vert.Retour haut de page

publié initialement par  http://www.ville-boulogne-sur-mer.fr/prix_decouvreurs/

restons dans la poésie

Nous reproduisons ci dessous le poème trouvé sur internet de Brigite PELLAT  lauréate du concours de poésie  EMILE RIPERT http://www.emile-ripert.eu/img/concours/concoursPoesieRipert2011.pdf    organisé par L'association éponyme et LA CIOTAT

Les poèmes en français

PIERRE

Aperçue d’un chamois non loin de Briançon,

Une variolite d’un pierrier déboule

Jusqu’au torrent grondant aux tourbillons qui roulent

De roche en petit épeautre vers Sisteron,

Entre les gorges aux flots fougueux de la Durance.

Des sonnailles résonnent et dans le ciel d’airain,

L’aigle plane en survol du massif des Ecrins.

Sous un pont familier à Pierre de Provence,

Le galet suit son cours de thym en lavandin,

Parmi l’onde attirant maint corps de lavandière,

Hors l’ocre pesanteur où flotte la poussière

Quand l’âne sous les pins trotte vers le moulin.

Asservie, arrondie, la pierre frôle amphores,

Algues, daurades et thons, sardines et dauphins.

Une vague la laisse avec le sable fin

De rives où demeura Maguelonne, à l’aurore.

Brigitte PELLAT