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Hippolyte MULLER

 

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Fondateur du musée Dauphinois Hippolyte MULLER est un érudit , personnage important de Grenoble. Il s'intéressa aux variolites temoins des survivances des croyances du passé

 

http://www.musee-dauphinois.fr/1090-1906-1932-hippolyte-muller.htm

EXTRAIT   Quoi de plus naturel qu'un préhistorien s'intéresse aux haches polies ? Ce qui peut étonner par contre, c'est qu'il en trouve aussi dans un trou du mur de l'écurie, sous le seuil ou dans le linteau de la porte de la maison et en observe les usages prophylactiques (contre la foudre, l'incendie ou diverses maladies du bétail). Il mettra plus de temps à s'expliquer pourquoi il découvre plusieurs de ces haches, parfois perforées, à plus de 2000 m d'altitude. L'explication lui est donnée un jour où, voyant passer un troupeau transhumant, son œil est attiré par le reflet d'une pierre polie qui dépasse d'une sonnaille. En interrogeant les bergers Il apprend qu'ils leur arrive d'attacher l'une de ces haches dans l'un des flocs du bélier de tête, ou, plus rarement, de la percer pour en faire le battant de sonnaille. Il remarque encore qu'un petit galet de variolite, appelée aussi "pierre de la picote" (car sensée guérir de la picote, appelée aussi clavelée ou variole), remplace parfois la hache polie, que cette pierre dure à point vert clair sur vert foncé, passée dans l'eau bouillante sert à soigner les morsures de serpents et bien sûr la clavelée. Mais ce qu'il ne s'explique pas, c'est de ne jamais trouver de hache polie en variolite ! « Peut-être - conclut-il - que ces roches, de par leur aspect étrange, leurs couleurs, étaient exclues de tout emploi par suite d'un tabou et d'idées superstitieuses. C'est un problème à élucider ». Müller est familier de ces aller-retour dans le temps et des questions qu'ils soulèvent. Intéressant, aussi, est l'usage qu'il fait du mot document : « Les jeux, dont les tout petits surtout ont plus ou moins conservé les traditions, les luttes propres à certains montagnards, apporteraient leur contingents de documents » (1904). « Voilà encore une source très riche de documents » (1904), dit-il à propos des légendes. Ou encore, à propos de la chanson : « Cette branche de l'ethnographie avec la linguistique, l'étude des patois, est peut-être la mieux connue et la mieux cultivée, en se mettant en garde contre l'étymologie souvent fantaisiste on trouvera là de précieux documents sur les idiomes primitifs ayant persisté malgré les apports nombreux d'idiomes étrangers » (1904).

 

 

Intrigué et connaisseur, il s'esseya à la taille de la variolite comme le rapporte cet extrait voir

et publia un article sur les superstitions haches polies et pierres à venin ici